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FEMO - 20 novembre 2014: Le Comité international pour l’application de la justice (ISJ) et la Fondation d’Etudes pour le Moyen-Orient (FEMO) ont publié, le 20 juin 2014, un rapport édifiant sur les activités de dissimulation du régime iranien au sujet de son programme nucléaire au cours des 20 dernières années. Un rapport unique et très bien documenté, 104 pages, qui met en exergue « la militarisation » du programme nucléaire de Téhéran à l’insu de la communauté internationale. Lire le rapport complet.

Dans cette conférence, l’ISJ et la FEMO ont présenté les conclusions d’une enquête détaillée de plusieurs mois sur les projets nucléaires du régime iranien dans un rapport de 100 pages. Selon cette enquête, le programme nucléaire de l’Iran ces vingt dernières années a été composé de deux systèmes apparemment dissemblables. Un système civil d’études comprenant l’Organisation de l’énergie atomique iranienne (OEAI) et des universités, et un système militaire qui est la partie principale et l’aspect clandestin du programme. Ces deux structures ont travaillé côte à côte, à la manière de deux cercles concentriques, avec le système nucléaire militaire au cœur de ce programme.

Selon le rapport, la section ouverte du programme nucléaire de Téhéran a systématiquement soutenu la section militaire. En fait, de manière systématique, le résultat des recherches, des acquis et des avancées de cette section ouverte, a été utilisé dans la section militaire qui est le bénéficiaire final des progrès et expériences.

Le Dr. Alejo Vidal-Quadras, Président de l’ISJ, professeur de physique nucléaire et ancien Vice-président du Parlement européen, a annoncé que cet organe non gouvernemental a enquêté sur 10 sujets majeurs dans le programme nucléaire controversé iranien. Cette réunion s’est tenue à l’approche de la date butoir du 24 novembre où doit être conclu un accord global entre les P5+1 et le régime iranien. En raison de la probabilité de la nature militaire du programme nucléaire iranien, les dix sujets sélectionnés sont les points les plus importants.

Cette enquête sans précédent est fondée sur tous les rapports de l’AIEA, les révélations du Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI) qui est une coalition de forces de l’opposition démocratique iranienne, des rapports d’autre ONGs crédibles, ainsi que les réponses du régime iranien à cet égard.

John Bolton, ancien ambassadeur américain à l’ONU ; Robert Joseph, ancien Sous-secrétaire d’Etat au contrôle de l’armement et de la sécurité internationale ; Ryszard Czarnecki, Vice-président du Parlement européen, et Mohammad Mohadessine, Président de la commission des Affaires étrangères du CNRI, ont également pris la parole lors de cette conférence.

Robert Joseph a qualifié le rapport de l’ISJ d’extrêmement important à un moment particulièrement crucial : « Sous couvert d’un programme pacifique, a-t-il ajouté, l’Iran a mis en place une capacité d’enrichissement capable de produire de la matière fissile pour des armes nucléaires. En parallèle, Téhéran a bloqué depuis des années l’AIEA dans son enquête sur les activités suspectes de militarisation de l’Iran – allant du travail sur les détonateurs jusqu’à la conception d’une ogive de missile balistique. Le rapport de l’ISJ montre clairement que la quête de l’arme nucléaire a été et reste au cœur du programme iranien. Le rapport documente parfaitement la preuve de la grande tromperie de l’Iran et sert d’avertissement pour le futur. »

Pour John Bolton « l’Iran est clairement toujours déterminé à atteindre le but qu’il s’est fixé depuis longtemps de se doter d’armes nucléaires à vecteurs. Les stratégies du régime ont changé, ses tactiques ont évolué, et ses déclarations publiques ont varié, mais son objectif n’a jamais changé. Le rapport de l’ISJ le montre clairement. Pour le reste du monde, il serait extraordinairement dangereux d’ignorer la ferme détermination des mollahs pour la paix et la sécurité internationales ».

Le rapport démontre que Téhéran a mené des programmes et projets spécifiques sur tous les aspects de l’arme nucléaire (notamment l’enrichissement, la militarisation et les ogives).

Ce rapport illustré de schémas, de diagrammes et de plans montre que les sections ouvertes agissent comme couverture parfaite pour justifier, se procurer et employer de la technologie et des équipements à double usage pour l’objectif ultime de l’aspect militaire du programme. Beaucoup d’équipements ont été fournis à la section militaire précisément sous cette couverture. Certains organes au plus haut niveau du gouvernement, y compris des organes affiliés à la Présidence du régime, sont directement impliqués pour obtenir des équipements interdits ou pour contourner les sanctions afin de fournir le nécessaire à ce projet. Au fil des ans, beaucoup d’hommes de premier plan des deux systèmes ont évolués alternativement dans l’un et dans l’autre. Des éléments de la section civile ont été employés dans la section militaire et des éléments de la section militaire dans la section civile pour accroitre leurs capacités ou pour y utiliser les installations. Les universités sous contrôle des gardiens de la révolution (Pasdaran) et du ministère de la Défense, ont joué un rôle clé de pont entre les deux sections.

Le rapport a identifié de nombreux individus impliqués dans le programme nucléaire de Téhéran, y compris des éléments militaires et en particulier des commandants des pasdaran. Le rapport stipule: “Des dizaines de personnels impliqués dans le programme nucléaire de Téhéran sont issus de l’armée et particulièrement de la structure de commandement des pasdaran. L’étude a noté que plusieurs informations indiquent que des commandants des pasdaran ont été impliqués dans le programme nucléaire dès le départ.” Le rapport présente des photos de plus d’une dizaine de ces commandants des pasdaran.

Le Dr. Vidal-Quadras a déclaré que le régime iranien a mené une opération stratégique de tromperie. Il a fustigé la politique de concessions accordé à ce régime dans les négociations nucléaires. Il a souligné que ce que cette enquête a bel et bien démontré, c’est que Téhéran cherche de manière inflexible à se doter de l’arme nucléaire et qu’il n’existe aucune preuve que ce régime ait suspendu ce projet ou a l’intention de le faire. Tout au contraire, ce régime a recours à davantage de dissimulation afin de préserver son programme militaire clandestin illicite pour atteindre son objectif final qui est l’arme nucléaire.

Pour le Président de l’ISJ, bien que le but déclaré du gouvernement américain soit de s’assurer que l’Iran n’obtienne pas la capacité de produire la bombe atomique, ce splendide objectif reste pourtant éloigné de la politique que M. Obama a adopté jusque-là. La conséquence de cette politique dans les six dernières années a non seulement échoué à éloigner le régime iranien de la bombe, mais l’en a rapproché. Ce qui a été efficace, ce sont les sanctions imposées à Téhéran depuis 2011 grâce aux efforts du Congrès et qui ont forcé l’Iran à signer l’accord de Genève. Cependant, une diversion de la politique sur laquelle insistait le Congrès a de nouveau fait reculer Khamenei.

Il a souligné que tout accord possible avec ce régime, devait inclure l’application de toutes les résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU, l’arrêt total de tout l’enrichissement en Iran, l’adhésion au Protocole additionnel, et des inspections inopinées des sites suspects. Toute concession sur ces points nécessaires ou tout accord ne les appliquant pas laisseront au régime la voie ouverte à la bombe atomique ; un résultat qu’aucune nation démocratique au monde ne pourra jamais accepter à moins de vouloir se suicider.